Jeune chrétienne priant devant un calvaire, avec une tenue intégralement chrétienne.
Jeune chrétienne priant son Dieu, et traduisant sa Foi dans ses vêtements.

La modestie, la modestie… Alors que nous vivons un crise sans précédent, qui bouleverse notre vie quotidienne, et que les mois et les années à venir s’annoncent très durs économiquement, socialement, et peut-être religieusement! N’y a-t-il pas des sujets plus importants à l’heure actuelle que la modestie chrétienne?

Bien sûr, la modestie n’est pas le seul angle sous lequel il faut lire les évènements actuels. D’autres points de vue sont aussi importants que celui-là. Mais tous ces points de vue se complètent et permettent d’apprécier, de comprendre où nous sommes arrivés et ce que nous vivons. Mais ce site se concentre sur le thème de la pudeur dans les vêtements et de la crise de l’indécence dans les vêtements depuis un siècle.

Et  justement, ce sujet est peut-être plus important qu’il n’y paraît… Voici pourquoi.                                                                                                               

Comme tout le monde dans la Tradition, j’ai toujours entendu parler de l’immodestie des modes des années 60: mini-jupe, pantalon féminin généralisé, bikinis, etc…

Mais un jour, au détour de la lecture d’une encyclique, j’ai vu un Pape de l’année 1919 (!) s’élever solennellement contre de nouvelles modes immodestes et peccamineuses. En 1919… Stupeur et interrogation! Une rapide recherche historique m’a permis de constater qu’effectivement de nouvelles modes sont apparues à ce moment-là: manches courtes, jupes ne couvrant plus entièrement les jambes, bien que toujours en dessous des genoux. En un mot des tenues qui, un siècle plus tard et des modes encore plus osées étant passées, paraissent bien modestes pour être condamnées. Et pourtant elles ont été condamnées par les Vicaires du Christ de l’époque (Benoît XV et Pie XI).

Et effectivement, les papes de ces années se sont élevés contre des modes qui dévoilaient des parties jusqu’à présent toujours pudiquement cachées au long des siècles: haut des bras, mollets… Modes annoncés par Notre Dame à Fatima peu de temps auparavant, disant qu’allaient venir des modes qui offenseraient beaucoup son Fils. Ce qu’ont confirmé les Papes des années suivantes en s’élevant contre ces nouvelles modes. Qui oserait le nier? Qui pourrait argumenter contre des faits si évidents?

Aujourd’hui, un siècle plus tard, ces modes sont totalement rentrées dans les mœurs du milieu traditionnaliste, au point même d’être encore dépassées ces dernières années… Des prêtres n’osent plus reprendre leurs paroissiennes, des pères de familles baissent les bras devant leur femme et leurs filles, d’autres prêtres ne veulent pas écouter quand on leur cite les Papes des années 20 ou répondent: « Ah oui, mais c’était un autre contexte… »                                     

 Alors il ne faut pas s’étonner si le Bon Dieu envoie un premier avertissement.

Car, pour résumer les effets de cette crise, et sans entrer dans les débats sur ses origines naturelles ou provoquées, sur la réaction des Etats trop vive ou pas assez, le fait est que nous sommes retrouvés dans une situation sans précédent pour nous, avec des conséquences sur tout le monde et les conséquences les plus lourdes pour les tradis. Et que Dieu l’a permis. Je m’explique.

Essayons de résumer ces conséquences:

  • Pour tous, privation d’un bien relatif, important mais relatif, à savoir la liberté d’aller et venir comme bon nous semble sans avoir à rendre de comptes, et une crise économique à venir qui mettra les budgets à mal.
  • Pour la plupart, privation de choses mauvaises pour leurs âmes: plus du tout de discothèques, piscines, cinémas, « grand-messes »  du sport, etc… pour les païens. Moins de  synagogue, de mosquée, de temple pour les membres des fausses religions. Moins de messe Novus Ordo pour les conciliaires, messe équivoque et dangereuse pour leur âme…
  • Et pour finir, les seuls qui ont été en fait vraiment privés plus ou moins longtemps d’un bien essentiel et indispensable, à savoir le Saint Sacrifice de la Messe et la Communion, sont les fidèles de la Tradition!                                                                                                                                                                                                                                                        Alors, la faute à Macron, ou à la Franc-maçonnerie? Peut-être, mais uniquement comme causes secondes… Et si cette privation jamais vue depuis l’Edit de Constantin, où nous avons été privés de la pratique religieuse du Carême, de la Semaine Sainte, de la Fête de la Résurrection et maintenant du Temps Pascal, en un mot la privation des liturgies les plus importantes et les plus riches de l’année était aussi une épreuve envoyée par Dieu pour réveiller les croyants, et pour nous alerter entre autres sur l’indécence des femmes dans nos chapelles?

Il ne s’agit pas d’attaquer et de pourfendre les « nouveaux », ceux qui sont récemment convertis, et à qui un certain temps est nécessaire pour assimiler toute la vérité en matière de morale aussi. Encore que ce ne sont en général pas eux qui posent les problèmes de résistance à la grâce ou de léthargie spirituelle les plus importants: ils montent de Jéricho vers Jérusalem, et croisent souvent la route de « tradis de souche » qui descendent de Jérusalem vers Jéricho, la trouvant plus belle, plus attirante et plus facile et qui les incitent à ne pas monter trop haut…

Hélas, oui, ce sont souvent les tradis de souche qui sont le plus rétifs à changer de mauvaises habitudes. Quelques exemples parmi des dizaines: 

  • Lors d’une réunion de parents d’école, un prêtre parle des films et de leur danger pour les âmes mais aussi déjà au plan naturel pour les cerveaux des enfants. Il demande aux parents de ne pas en mettre aux enfants sauf rare exception et pour un intérêt pédagogique réel, et de ne pas en regarder eux-même. Quelques jours plus tard, à une réunion entre mamans, celles-ci rient et se moquent ouvertement de cette exigence pourtant raisonnable et charitable du prêtre.
  • Autre fait, un prêtre fait un sermon admirable sur la modestie chrétienne, l’histoire de la révolution des modes dans les années 20 et les réactions des Papes alors pour lutter et mettre en garde contre ces nouvelles tenues écourtées, pourtant encore sous les genoux, mais déjà bien raccourcies par rapport aux longues robes portées de tout temps par les femmes. Ce sermon, avec des accents de charité et de conviction, était visiblement inspiré du Saint-Esprit. Quel en fut le résultat, quel nombre de femmes ont modifié leur tenue et rallongé leurs jupes? Aucune… Et certaines sont même venues ensuite encore plus court que d’habitude. Et dans l’école des enfants, seules deux ou trois petites filles sur une trentaine ont demandé à leur maman de rallonger ou faire rallonger leurs jupes…   

  • Un prêtre demande à une paroissienne de ne plus mettre de foulard à la Messe car elle est la dernière à le faire. Un autre demande à une dame de raccourcir ses jupes (oui oui, vous avez bien lu!) pour ne pas se singulariser…
  • Des religieuses reprennent des filles habillées décemment, bien long et leur demandent de se changer.
  • Des enfants se moquent d’autres enfants bien habillées et les mettent à l’écart.
  • Etc… ce sont des foules d’anecdotes que l’on pourrait rapporter.

Alors il ne faut pas s’étonner si le Bon Dieu se lasse, et nous applique les avertissements qu’il donnait autrefois à son peuple, pour le reprendre, le corriger et le remettre dans le droit chemin.

Si jamais le Bon Dieu devait nous appliquer ces paroles de l’Ancien Testament: « c’est un peuple à la tête dure, il m’honore des lèvres mais son coeur est loin de moi », nous serions bien les plus malheureux des hommes. Car il nous a prévenu, dans l’Evangile: « ce ne sont pas ceux qui disent Seigneur, Seigneur qui entreront au Royaume des Cieux, mais ceux qui font la volonté de mon Père… »

Et si St Jean-Baptiste revenait, pourvu qu’il ne puisse nous dire ce qu’il disait aux pharisiens, pourtant venus « pieusement » recevoir son baptême: « Race de vipères, qui vous a appris à fuir la colère qui vient? Faîtes donc de dignes fruits de repentir. Et ne dîtes pas en vous-même: nous avons Abraham pour père. […] Déjà la cognée est à la racine de l’arbre. Tout arbre qui ne porte pas de bons fruits sera coupé et jeté au feu! »

Ce que l’ont pourrait paraphraser ainsi: « Ne faîtes pas comme des serpents en louvoyant constamment entre les préceptes pour choisir ceux qui vous plaisent et éviter ceux qui vous déplaisent. Ne dîtes pas en vous mêmes: nous avons la Tradition et ses rites. Qui vous a appris à fuir la colère qui arrive à force de neuvaines, de processions et de chapelets? Déjà la cognée est à la racine de l’arbre. Car seront sauvés ceux qui font la volonté de Dieu, pas ceux qui ne font que le prier extérieurement et méprisent intérieurement les paroles de ses Vicaires qui ont pourtant condamné les tenues ne cachant plus totalement les jambes et les manches raccourcies il y a 100 ans… »

Car à force de ne pas obéir aux Lois Divines relayées par l’Eglise en laquelle nous faisons pourtant profession de croire, peut-être allons-nous de plus en plus être forcés d’obéir à des lois auxquelles nous ne croyons pas! (masques, distanciations…)

Aussi, ne craignons ni le coronavirus, ni les vaccins, ni les sociétés secrètes, ni les mesures de restrictions, mais craignons surtout d’offenser Notre-Seigneur, examinons-nous et demandons à Dieu et à la Très Sainte Vierge Marie la grâce de la docilité du coeur, qui se traduit dans les actes. C’est la plus grande grâce à demander! Dieu envoie des épreuves à ceux qu’il aime pour les forcer à se tourner vers lui. Tournons-nous vers lui de tout notre coeur, sans garder de résistances à sa grâce… Ainsi nous nous préparerons à une Pentecôte comme jamais nous n’en avons connue dans notre âme. Courage!

Femmes des Alpes vers 1900: dignité et pudeur.
Femmes des Alpes vers 1900: dignité et pudeur.


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